Les étapes de l’auto-édition

 

Par quelles étapes un auteur sou­hai­tant s’auto-éditer doit-​il passer ? Voici un article pour vous aider à planifier votre projet d’auto-publication ! Lire la suite

rencontre "dans la peau d'un éditeur"

Retour sur la rencontre « Dans la peau d’un éditeur »

Quel type de réponse peut-​on s’attendre à recevoir d’un éditeur à qui on aurait envoyé son manuscrit ? Benoît Virot du Nouvel Attila a accepté de répondre à cette question lors d’une rencontre pro­gram­mée par le festival lit­té­raire « OH les beaux jours », à Marseille.

 

Les étudiants des Métiers du livre « dans la peau d’un éditeur »

La rencontre consis­tait en la res­ti­tu­tion d’un atelier mené avec des étudiants de l’IUT Métiers du livre (d’Aix Marseille Université) à qui l’éditeur avait transmis trois manus­crits* (vierges de toute inter­ven­tion édi­to­riale) pour qu’ils rédigent une lettre d’acceptation ou de refus pour chacun. L’occasion pour eux de se confron­ter à ce délicat exercice d’évaluation et de diplo­ma­tie. Dans les lettres lues, les critiques et com­men­taires portaient sur l’intrigue, la structure, le style, le rythme. Les étudiants y sou­li­gnaient telle audace ou telle idée ingé­nieuse, ou y cri­ti­quaient les trop nom­breuses répé­ti­tions ou les longueurs relevées.

 

Lettres de refus ou d’acceptation de manuscrit

Puis Benoît Virot a expliqué quel type de lettres Le Nouvel Attila envoyait aux auteurs ayant adressé leur manuscrit à la maison d’édition (les deux critères de choix d’un manuscrit étant à ses yeux l’écriture et l’inventivité du texte). Trois lettres de refus dif­fé­rentes sont envoyées : la « lettre de refus type » ; la « lettre per­son­na­li­sée » pour un texte possédant des qualités certaines ; et enfin la « lettre d’encouragement » pour un texte qui ne cor­res­pon­drait pas au catalogue, par exemple, mais dont l’éditeur suivra l’évolution ou dont il parlera autour de lui. Quant aux lettres d’acceptation, l’éditeur en envoie deux types : la « lettre d’acceptation enthou­siaste » adressée à l’auteur d’un manuscrit ne néces­si­tant qu’un léger accom­pa­gne­ment éditorial, et la « lettre d’acceptation prudente » pour un manuscrit qui aurait besoin d’être retra­vaillé pour être amélioré et intégrer le catalogue de la maison d’édition.

 

le travail éditorial sur le texte de l’auteur

Un texte est en effet une matière vivante qu’on peut retra­vailler, grâce aux conseils reçus du pro­fes­sion­nel qu’est l’éditeur. Les amé­lio­ra­tions et cor­rec­tions à apporter sont variables : de la simple inter­ven­tion sur la ponc­tua­tion, à la demande de réécri­ture d’une des­crip­tion, en passant par la sup­pres­sion d’un per­son­nage secon­daire, etc. L’auteur doit être ouvert aux critiques construc­tives, car l’édition d’un livre est le fruit d’une col­la­bo­ra­tion. C’est pourquoi la « lettre d’acceptation prudente » dans laquelle l’éditeur expose clai­re­ment ce qui pourrait faire obstacle à l’édition est à consi­dé­rer, selon les mots de Benoît Virot, comme « fon­da­trice de la relation auteur-​éditeur ».

 

Une rencontre très inté­res­sante, donc, avec un éditeur pas avare de conseils aux auteurs venus l’écouter. Au passage, les mythes de l’éditeur dans sa tour d’ivoire et de l’auteur incompris ont été quelque peu égra­ti­gnés. On ne s’en plaindra pas.

 


*La Femme qui res­sus­cite, Nadia Oswald /​ Les acou­phènes, Élodie Issartel /​ Remington, Christophe Ségas

 

Nos prestations d'assistance d'édition

La Bibliothèque italienne : les Italiens parlent aux francophones (de littérature !)

Dans le paysage des sites dédiés à la lit­té­ra­ture, vient d’apparaître La Bibliothèque italienne (« Observatoire de la lit­té­ra­ture italienne »), qui s’est donné pour mission de faire parler des Italiens de la lit­té­ra­ture de leur pays, grâce à des chro­niques rédigées direc­te­ment en français, à des­ti­na­tion de lecteurs fran­co­phones, donc. Comme Scripteo apporte sa petite pierre à l’édifice, en cor­ri­geant les textes, on a pensé vous présenter un peu plus en détail ce beau projet.

 

Un pont entre la France et l’Italie

C’est Gessica Franco-​Carlevero, écrivaine italienne, ensei­gnant par ailleurs l’italien à Marseille où elle habite, qui est à l’origine du projet. Expliquant que sa situation d’expatriée l’avait un temps fait se sentir étrangère à la fois en France et en Italie, et que consé­cu­ti­ve­ment s’était posée la question de la per­ti­nence de continuer à tra­vailler sur la lit­té­ra­ture italienne alors qu’elle vivait en France, elle dit avoir imaginé avec le site de La Bibliothèque italienne le moyen de dresser un pont sym­bo­lique entre l’Italie, son pays d’origine, et la France, son pays de résidence. Étant elle-​même auteure, Gessica préfère ne pas critiquer les œuvres d’autres auteurs. C’est donc un collectif de rédac­teurs qui s’y attèlent (Mari Accardi, Antonino Bondì, Valentina Maini, Laura Paoletti, Ombretta Brondino, Miranda Martino, Stefania Meneghella.) Dans un style propre à chacun, pro­fes­seurs, amateurs éclairés et écrivants nous livrent des chro­niques avisées sur leurs décou­vertes lit­té­raires ou les évé­ne­ments auxquels ils ont assisté. Par ailleurs, des tra­duc­trices, Marta Somazzi et Catherine Guelton, tra­duisent les extraits de textes d’auteurs non encore traduits en français. Enfin, des illus­tra­teurs (Mari Accardi, Filomena Oppido, Pia Taccone, Davide Arminio) four­nissent de très beaux dessins pour les articles consacrés à des portraits d’écrivains.

 

À la découverte du paysage littéraire italien

Le site propose de donner, petit à petit, comme une biblio­thèque qu’on rem­pli­rait au fur et à mesure d’articles, une vision du panorama éditorial italien. On y lit donc des chro­niques de livres et de revues qui font la lit­té­ra­ture contem­po­raine italienne, mais y sont également présentés des évé­ne­ments lit­té­raires tels que des festivals, des salons, des ren­contres, ou encore des lieux tels que des librai­ries. Par ailleurs, des entre­tiens avec des écrivains, des éditeurs ou des tra­duc­teurs per­mettent aux lecteurs d’en apprendre davantage sur les secrets de fabri­ca­tion des livres et revues. Enfin, des enre­gis­tre­ments audio lus par des acteurs (Filomena Oppido, Valentina Iuvara, Ariela Stingi, Monica Carelli, Gianni De Berardinis) per­mettent d’écouter des textes lit­té­raires en italien, afin de percevoir « le son authen­tique de la langue, mais aussi la musi­ca­li­té propre à chaque auteur ». Des res­sources qui devraient inté­res­ser non seulement les amateurs de lit­té­ra­ture italienne, mais aussi les ensei­gnants et les étudiants.

Le début de Sostiene Pereira d'Antonio Tabucchi lu par Valentina Iuvara.

Le début de Sostiene Pereira d’Antonio Tabucchi lu par Valentina Iuvara.

 

Rendre compte de la bibliodiversité italienne

Parallèlement à ce versant jour­na­lis­tique et critique, La Bibliothèque italienne s’est donné une autre mission, celle de faire la promotion de jeunes auteurs publiés en Italie qui pour­raient susciter l’intérêt d’un lectorat ita­lia­no­phone ou de pro­fes­sion­nels fran­co­phones de la lit­té­ra­ture italienne (agents, éditeurs). Les livres dont il est ainsi fait la promotion sont signalés par la mention « contenu pro­mo­tion­nel » et publiés sous les onglets « À découvrir » et « En Avant » (cor­res­pon­dant chacun à une visi­bi­li­té dif­fé­rente). En effet, partant du constat qu’on lit de la lit­té­ra­ture italienne en France, mais qu’on ne connaît pas la biblio­di­ver­si­té qui carac­té­rise l’Italie, Gessica Franco-​Carlevero souhaite donner plus de visi­bi­li­té aux auteurs méconnus. Cette pro­blé­ma­tique de la trans­mis­sion s’articule donc ici avec celle de la recherche d’un modèle éco­no­mique, et cette tentative est assumée comme telle par la direc­trice de rédaction.

 

écrire dans une langue étrangère

L’aide apportée par Scripteo dans ce beau projet consiste à corriger les textes écrits en français par les rédac­teurs italiens. Leur démarche est belle et certaines créations lin­guis­tiques liées à leur pratique du bilin­guisme méri­te­raient d’être conser­vées. Mais d’un commun accord avec la direc­trice de rédaction, on a choisi de pri­vi­lé­gier la fluidité de la lecture et donc de réécrire les rares passages qui le néces­sitent. Quand on l’interroge sur son rapport à l’écriture dans une langue étrangère, Gessica Franco-​Carlevero explique que c’est comme utiliser des mots qu’on emprun­te­rait à d’autres. La démarche implique d’être plus franche, plus direct et plus sincère, à cause de la nécessité de trouver le bon mot pour être bien compris. Pour illustrer son propos, elle explique : écrivant actuel­le­ment dans sa langue mater­nelle un roman sur la tristesse conjugale, elle peut jouer avec la langue, évoquer une situation sans parler ouver­te­ment de tristesse. Et de conclure : « il y a moins d’humanité à écrire dans une langue étrangère. » On ajoutera pour notre part — plus pro­saï­que­ment — que la correction et la réécri­ture consistent alors peut-​être à ajouter un peu d’huile dans les rouages.

 

Un observatoire « dynamique et en évolution »

Vous l’aurez compris, on vous recom­mande cha­leu­reu­se­ment la fré­quen­ta­tion de La Bibliothèque italienne. Ses rédac­teurs sont des passeurs qui ont à cœur de trans­mettre leurs connais­sances poétiques aux lecteurs fran­co­phones. Qui plus est avec une approche hori­zon­tale, puisque les auteurs connus côtoient des auteurs débutants, et que des tra­duc­teurs expé­ri­men­tés sont présentés à côté de jeunes éditeurs. Un projet à suivre, car il pourrait évoluer dans le futur, puisque Gessica Franco-​Carlevero sou­hai­te­rait ouvrir une Maison de l’écriture pour en faire un lieu d’accueil d’écrivains, et de ren­contres avec le public. Affaire à suivre, donc !

 

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Les Écrits du numérique à Marseille

Retour sur les Écrits du numérique #3 à La Friche

La troisième édition des Écrits du numérique organisés par Alphabetville et La Marelle a eu lieu le 2 mars dernier à La Friche, à Marseille. Un temps de réflexion et d’échange entre un éditeur, des cher­cheurs, des artistes et un public autour de cette question : « Quels savoirs à l’œuvre ? Repenser ce que nous faisons ». On y était et on vous en parle !

 

Résidence d’écriture numérique et publications

La matinée a commencé avec la pré­sen­ta­tion par Pascal Jourdana des livres de la col­lec­tion « Résidences » qui accueille les pro­duc­tions des auteurs invités à La Marelle dans le cadre de la résidence d’écriture numérique (proposée en col­la­bo­ra­tion avec Alphabetville, avec le soutien de la DRAC PACA). Les six livres numé­riques composant désormais le catalogue regroupent les carac­té­ris­tiques de véri­tables objets mul­ti­mé­dias : mélange de son, d’image et de texte ; inter­ac­ti­vi­té ; non-​linéarité de la navi­ga­tion ; mul­ti­pli­ci­té de voix et de tem­po­ra­li­tés… À ce titre, ils sont bien plus complexes que de simples livres numé­riques homo­thé­tiques, grâce notamment à l’innovation tech­no­lo­gique apportée par l’epub 3 et l’HTML5. Chaque année, une qua­ran­taine de dossiers de can­di­da­ture à la résidence sont reçus, ce qui, d’après Colette Tron d’Alphabetville, témoigne de l’intégration par les auteurs des pratiques d’écriture numérique. D’ailleurs, afin de pour­suivre leur col­la­bo­ra­tion et de faire converger davantage la pratique et la théorie, les deux asso­cia­tions sou­hai­te­raient voir se struc­tu­rer un pôle de l’écriture numérique à La Friche.

 

Emma et la nouvelle civi­li­sa­tion. E-​book démo from La Marelle on Vimeo.

 

Éditeur numérique : entre accompagnement et prosélytisme

Concernant son rôle d’éditeur numérique, Pascal Jourdana a apporté quelques pré­ci­sions. Tout comme dans l’édition tra­di­tion­nelle, son rôle consiste à accom­pa­gner des auteurs sou­hai­tant être édités, puis à tra­vailler à l’édi­to­ria­li­sa­tion de la création. Autrement dit, à aider à la fina­li­sa­tion de l’œuvre, en écartant les fausses bonnes idées, en réflé­chis­sant à la mise en forme et donc au format de fichier le plus adapté (epub 2 ou epub 3). Un autre aspect de son travail d’éditeur consiste à pro­mou­voir les titres du catalogue. À ce sujet, Pascal Jourdana explique sans langue de bois que la diffusion des œuvres demeure un problème de taille, notamment à cause des outils de lecture. Effectivement, le prix des ebooks est peu élevé (4,99 €) et ils sont dis­po­nibles sur toutes les librai­ries en ligne, mais les problèmes liés à l’inter­opé­ra­bi­li­té nuisent évi­dem­ment à l’expérience des lecteurs. Des problèmes connus depuis des années, mais que rien n’a permis de résoudre. Ce qui explique pro­ba­ble­ment le choix de La Marelle de rendre ses livres numé­riques acces­sibles en epub (pour liseuse ou appli de tablette) mais aussi en HTML (à lire sur le web, avec une connexion).

 

Présentation de la collection d'écriture numérique Résidences

Pascal Jourdana pré­sen­tant les titres de la col­lec­tion “Résidences”.

 

Investir le web comme un espace de crÉation

Colette Tron, spé­cia­liste des rapports entre langage et médias, a pris la suite pour rappeler les enjeux à l’œuvre dans ces pro­blé­ma­tiques de création numérique (livre numérique, web, arts numé­riques) : la notion d’auteur n’y est pas sim­ple­ment appli­cable à celui qui produit du contenu. Le créateur d’epub (comme le déve­lop­peur d’un site), qui maîtrise le langage infor­ma­tique, est lui aussi partie prenante du processus de création. La question de l’association d’une spi­ri­tua­li­té à des objets tech­no­lo­giques se pose donc. Son corol­laire est l’usage que nous faisons de ces espaces numé­riques. Colette Tron est d’avis que le web ne doit pas être laissé aux seuls marchands, ce qui implique de réussir à le pratiquer comme un espace public, investi par la création de savoirs et d’art.

 

Des outils pour créer des savoirs

Pour prolonger cette réflexion sur la création de communs sur le web, Vincent Puig de l’Institut de Recherche et d’Innovation a présenté certains des outils conçus par l’institut pour favoriser la contri­bu­tion d’usagers à la création de savoirs (c’est-à-dire à la mise en commun de connais­sances). Le logiciel « Lignes de temps » permet par exemple d’analyser des séquences de films en les annotant et de partager ces méta­don­nées avec un cercle choisi ou public. Le dis­po­si­tif « Polemic Tweet » propose quant à lui de syn­chro­ni­ser les com­men­taires des par­ti­ci­pants d’un événement avec son enre­gis­tre­ment vidéo. L’enjeu étant de se réap­pro­prier nos données grâce à des ins­tru­ments dédiés, pour ne pas laisser les traces que nous semons sur internet aux seuls acteurs du champ éco­no­mique, mais au contraire pour produire du savoir à partir de ces algo­rithmes dont on a souvent l’impression qu’ils gou­vernent nos vies numé­riques. L’IRI travaille donc à la fabri­ca­tion d’outils d’analyse pour fournir de la réflexion et du débat sur des pratiques artis­tiques amateurs ou impro­vi­sées.

 

Écriture numérique et expérience esthétique du monde

Dans l’après-midi, des artistes sont à leur tour inter­ve­nus. Matthieu Duperrex a apporté un regard critique qui a enrichi le débat. Cet artiste-​philosophe-​anthropologue fut le lauréat de la résidence d’écriture numérique de 2015. Son projet intitulé « Sédiment(s). Pour une poétique du delta indus­triel » se proposait de docu­men­ter et de narrer la vie dans les deltas du Mississipi et du Rhône, dans une approche géo­lo­gique et lit­té­raire, d’après une enquête « sensible ». Joint par Skype pour le séminaire, il n’a pas caché sa per­plexi­té quant à l’avenir du livre numérique en format epub 3 (per­met­tant d’animer les pages des ebooks), puisque ce dernier n’est lisible que sur le lecteur d’Apple iBooks. Ce qui effec­ti­ve­ment limite sa diffusion, alors que le coût de sa concep­tion reste élevé. C’est peut-​être la raison pour laquelle Matthieu Duperrex situe sa pratique d’écriture numérique sur le web plutôt que dans le format clos de l’epub. Pour le projet Sédiments, il a choisi de laisser les traces écrites de son enquête sur le site du collectif Urbain trop urbain, le blog de La Marelle, les réseaux sociaux. Puis il en a fait une res­ti­tu­tion sous la forme d’une per­for­mance  qui a eu lieu à Montévidéo en février 2016. Matthieu Duperrex a ensuite rappelé que la création numérique se carac­té­ri­sait par une hybri­da­tion des médias utilisés (web/​print, texte/​son, etc.), donc par des réemplois et un « partage du geste créateur ». Enfin, usant de l’allégorie pla­to­ni­cienne pour parler de notre envi­ron­ne­ment numérique, Matthieu Duperrex a affirmé qu’une « expé­rience esthé­tique du monde demeurait possible dans la caverne ». La pratique de l’artiste visant en effet selon lui à « rendre sensible et faire sentir ».

 

Intervention de Matthieu Duperrex aux Écrits du numérique

Intervention de Matthieu Duperrex, lauréat de la résidence d’écriture numérique en 2015

 

Multiplicité des voix et Écriture multiforme

Un point de vue que l’artiste Célio Paillard semblait partager. Membre du collectif L’Observatoire, en ce moment en résidence à La Marelle, ce dernier a exposé quelles inten­tions animaient leur projet : rendre compte, via une écriture numérique mul­ti­forme, de plusieurs ressentis et inter­pré­ta­tions d’un paysage, perçu depuis un même lieu d’observation par plusieurs voix. Dans la soirée, une lecture croisée organisée entre ceux de L’Observatoire et ceux de L’Air nu (la radio lit­té­raire numérique créée par Anne Savelli, Joachim Séné, Mathilde Roux et Pierre Cohen-​Hadria) était pro­gram­mée. On n’y a pas assisté, mais on vous renvoie à la page web créée à l’occasion de l’atelier « Déambulation lit­té­raire » qui s’est tenu à la Marelle à la même période. Un autre exemple de croi­se­ment des pratiques et de ren­contres artis­tiques fruc­tueuses.

 

Rebonds

Une journée comme les Écrits du numérique a ceci de très bénéfique qu’elle permet à son public, dont nous étions, d’aiguiser un peu son esprit critique quant à ces pro­blé­ma­tiques de création de savoirs, de contri­bu­tion, d’architecture du web et de gou­ver­ne­men­ta­li­té des données. Le regard des cher­cheurs et des créateurs est dans ces domaines une source d’inspiration pour un tout petit acteur comme Scripteo. Arpentant et pra­ti­quant le web marchand, nous avons besoin de connaître ces enjeux pour agir en connais­sance de cause. D’autant plus qu’à propos de la difficile arti­cu­la­tion entre le web marchand et le web « public », il se passe des évé­ne­ments inté­res­sants du côté de l’auto-édition. La com­mu­nau­té des auteurs indé­pen­dants tente en effet actuel­le­ment de se struc­tu­rer pour se doter d’une pla­te­forme qui regrou­pe­rait des infos sur leurs droits, et dans un second temps  pour élire des repré­sen­tants (lire à ce sujet les articles qu’IDBoox a consacrés à la Fédération des auteurs indé­pen­dants et à l’Alliance des auteurs indé­pen­dants fran­co­phones). On peut certes regretter que l’auto-édition s’articule essen­tiel­le­ment aujourd’hui autour de grands acteurs du web critiqués pour leur position hégé­mo­nique. Alors il faut aussi regretter que les acteurs du livre n’aient pas eu la volonté d’imaginer de nouveaux modèles inclusifs. Quoi qu’il en soit, ces démarches de reven­di­ca­tion de positions communes et de création de res­sources mutua­li­sées sont bien la preuve que le secteur de l’auto-édition n’est pas le Far West fantasmé par certains. Enfin, de cette belle journée, on retiendra également que l’ADN des écritures numé­riques est leur diversité. Des gestes de création partagés sur des supports clos peuvent côtoyer des démarches d’écriture plus indi­vi­duelles sur des espaces ouverts… Une diversité de possibles qui encourage à décloi­son­ner les pratiques et les idées que nous leur associons. Car la com­plexi­té est moins pro­blé­ma­tique quand on prend le temps d’y réfléchir et de l’analyser.

 

Début d'une campagne DraftQuest : round 2

En savoir plus sur le mooc de DraftQuest : « Écrire une œuvre de fiction »

Vite, vite, vite ! On se dépêche de vous parler du MOOC de DraftQuest intitulé « Écrire une œuvre de fiction », car cette cinquième saison est déjà entamée. Mais pas de panique, vous avez jusqu’au 17 avril pour écrire « un premier jet de fiction » (autrement dit un brouillon de petit roman).

 

Un atelier d’écriture en ligne

Le MOOC  s’adresse à des écrivants ayant déjà un projet en cours ou pas. Il est un volet d’un dis­po­si­tif plus vaste : la pla­te­forme DraftQuest créée par David Meulemans (auteur d’une thèse sur la créa­ti­vi­té artis­tique). Comme il l’explique dans cet entretien accordé au site Écritures numé­riques, avec le MOOC « Écrire une œuvre de fiction » David Meulemans a imaginé un atelier d’écriture déma­té­ria­li­sé s’appuyant sur des vidéos de coaching lit­té­raire proposées par des écrivains. En l’occurrence, cette année, c’est Martin Winckler qui a endossé le rôle de prof de creative writing. Dans le premier cours, ce dernier insiste sur l’importance pour les amateurs de s’autoriser à écrire, affirmant que l’écriture, c’est « 5 % d’inspiration et 95 % de trans­pi­ra­tion ». Au programme, donc, des conseils, bien sûr, mais aussi des encou­ra­ge­ments et de la bien­veillance.

 

En savoir plus sur le MOOC "Écrire une œuvre de fiction"

L’écrivain Martin Winckler anime la 5e saison du MOOC.

 

Participer au mooc “écrire une œuvre de fiction”

Le MOOC se déroule selon la tem­po­ra­li­té suivante : cinq semaines de cours dispensés par Martin Winckler sous forme de vidéos suivies chacune d’une pro­po­si­tion d’écriture (un exercice). Puis suivent cinq semaines de cours sup­plé­men­taires où David Meulemans répond aux questions apparues pendant les cinq premières semaines. Enfin, quatre semaines seront consa­crées à la réécri­ture du premier jet. Prendre le cours en route est tout à fait faisable, selon David Meulemans que nous avons interrogé à ce sujet. En effet, le MOOC implique de tra­vailler en moyenne deux à trois heures par semaine. Petite précision sup­plé­men­taire : le MOOC est gratuit, mais les dons sont les bienvenus.

 

En option : soumettre son texte pour une publication ?

Comme pour les saisons pré­cé­dentes, les par­ti­ci­pants du MOOC auront la pos­si­bi­li­té de soumettre leur texte retra­vaillé à un jury Librinova/​DraftQuest qui en sélec­tion­ne­ra cinq pour les publier en livre numérique via la pla­te­forme Librinova. Par ailleurs, les éditions Aux Forges de Vulcain (chez qui on trouve notamment le livre Oser écrire son roman en dix minutes par jour) créées par David Meulemans sélec­tion­ne­ront elles aussi un texte pour le publier dans leur catalogue. De bonnes raisons de mener son projet à terme !

 

La plateforme DraftQuest

C’est donc sur la pla­te­forme DraftQuest qu’on s’inscrit pour accéder au MOOC (un forum et une page facebook com­plètent le dis­po­si­tif péda­go­gique). Le site propose un espace permanent d’écriture où créer, publier et être lu. « DraftQuest » signifie lit­té­ra­le­ment « la quête du brouillon », car le but du site est de permettre aux par­ti­ci­pants de finaliser un premier jet.  En lançant une « campagne » (un projet), on définit un certain nombre de para­mètres : nombre de séances d’écriture (appelées « rounds ») ; publi­ca­tion en mode privé, par­ta­geable ou public ; choix d’un univers graphique comme support… On ne peut pas revenir sur ce qui a été écrit et publié sur le site, de manière à ne pas être tenté de réécrire indé­fi­ni­ment. L’important, c’est d’avancer dans son projet et de le finaliser. Le temps de la réécri­ture viendra après.

 

Deuxième round de ma campagne DraftQuest

Sur la pla­te­forme DraftQuest, à chaque “round” (cession d’écriture), une image du desk (série d’images) choisi sert de déclen­cheur.

 

une pratique amateur de l’écriture valorisée

Résolument innovants, ces outils stimulent la créa­ti­vi­té de leurs utilisateurs/​participants. Ils les guident également dans un processus d’écriture conçu pour les aider à dépasser le stade d’une pro­duc­tion per­son­nelle afin d’aboutir à une narration destinée à des lecteurs (c’est la dif­fé­rence que David Meulemans établit entre « un texte produit et un texte lisible »). En conclu­sion, chez Scripteo, on est fan de cette approche positive d’une pratique amateur de l’écriture et c’est pourquoi on voulait vous en parler !

 

Auto-​édition papier : imprimer ou publier son livre ?

 
Certains auteurs font appel à nos services pour auto-​éditer un récit de vie, le journal d’un ancêtre ou leurs mémoires en une trentaine d’exemplaires, réservant les livres imprimés à leur entourage. Pour d’autres, la question d’une extension du cercle de leurs lecteurs se pose. Dans ce cas, quelle diffusion choisir, comment s’organiser ? Voici un billet pour faire le tri entre les dif­fé­rentes options qui s’offrent à vous.

 

L’impression simple de votre livre (hors opération commerciale)

Vous avez retrouvé le journal de votre grand-​père ou avez écrit vos souvenirs d’enfance et sou­hai­te­riez trans­mettre ces contenus à votre entourage, famille et amis. Un tirage d’une cin­quan­taine d’exemplaires vous paraît suffisant. Bonne nouvelle : l’impression à la demande (ou book on demand) a rendu possible la réa­li­sa­tion de petits projets d’édition de ce type. Si vous envisagez de sim­ple­ment offrir votre livre et non de le vendre, alors une impres­sion simple convien­dra très bien. Vous n’aurez besoin ni d’un ISBN ni de procéder au dépôt légal.

 

La publication de votre livre 

Votre livre a-​t-​il vocation à rester dans le cercle familial ou présente-​t-​il un intérêt qui pourrait inté­res­ser un public plus large ? La presse locale ou spé­cia­li­sée va-​t-​elle lui consacrer un article sus­cep­tible d’étendre le champ de ses lecteurs ? Allez-​vous vous appuyer sur votre réseau (amical, pro­fes­sion­nel, asso­cia­tif) ? Si oui, prévoir la diffusion de votre livre se justifie, bien sûr. Vous allez donc publier votre livre, c’est-à-dire le mettre à la dis­po­si­tion d’un public en le vendant. (S’informer sur le prix unique du livre.)

 

Vous souhaitez vendre votre livre vous-​même

Vous avez décidé de mettre votre livre en vente. Là encore, plusieurs cas de figure sont possibles. Il convient de bien réfléchir au mode de diffusion qui cor­res­pon­dra le mieux à votre projet. Si vous disposez d’un site internet/​blog, que vous envisagez de laisser votre livre en dépôt dans des espaces de vente physiques, ou encore de le vendre au cours de ren­contres publiques, vous serez effec­ti­ve­ment en mesure de vendre votre livre en vous chargeant vous-​même de sa diffusion. Si vous envisagez un tirage important (500 exem­plaires minimum), l’impression offset en impri­me­rie peut être envisagée. Sinon, l’impression numérique, et en par­ti­cu­lier l’impression à la demande, vous permettra de passer commande de quantités plus réduites (dès un exem­plaire), afin de gérer au mieux votre stock de livres. Vous achèterez votre livre au prix du coût de fabri­ca­tion facturé par l’imprimeur, auquel s’ajouteront des frais de port.

 

Des archives photos au récit de vie

 

Vous souhaitez vendre votre livre sur une plateforme

Par ailleurs, certaines pla­te­formes proposant d’imprimer son livre à la demande possèdent des espaces de vente en ligne. Ainsi, rien ne vous empêche de mettre votre livre en vente sur ces derniers, afin de permettre à vos lecteurs de le commander direc­te­ment sur internet (de plus, vous n’aurez pas à vous charger de l’expédition). Les livres seront imprimés au fur et à mesure des commandes passées. Dans ce cas de figure, la pla­te­forme facture l’impression et prélève un pour­cen­tage sur le prix de vente que vous avez défini. Un dis­po­nible vous est donc versé ensuite pério­di­que­ment. D’une pla­te­forme à l’autre, le coût de fabri­ca­tion et le pour­cen­tage prélevé sur le prix de vente varient, évi­dem­ment. Par exemple, celles qui proposent de réfé­ren­cer votre livre pour que les librai­ries puissent en passer commande per­çoivent une marge plus impor­tante. Votre propre « marge de manœuvre » résidera donc dans le choix du prix de vente.

 

La déclaration des revenus issus des ventes de votre livre auto-​édité

Si vous décidez de publier votre livre pour le vendre, et non plus sim­ple­ment de l’imprimer, vous allez procéder à une opération com­mer­ciale. Il vous faudra donc déclarer ces ventes. Chaque projet étant par­ti­cu­lier et chaque auteur ayant son statut propre, il est conseillé de contacter l’administration fiscale pour obtenir des réponses cor­res­pon­dant à votre situation. Ou, le cas échéant, de s’adresser à un pro­fes­sion­nel (avocat, expert-​comptable) afin d’anticiper cette question du cadre juridique pour votre projet d’auto-édition. Pour une première approche, nous vous recom­man­dons la lecture du livre de l’avocate Joëlle Verbrugge J’édite mon livre tout seul !, elle y distingue notamment quatre types de situa­tions :

  • l’auteur s’auto-éditant sans numéro de SIRET, qui pourra selon certaines condi­tions déclarer ses revenus comme des bénéfices non com­mer­ciaux.
  • l’auteur avec un numéro de SIRET d’artisan ou de com­mer­çant qui déclarera quant à lui un chiffre d’affaires. Le micro-​entrepreneur (ancien­ne­ment auto-​entrepreneur) fait partie de cette catégorie.
  • la situation de l’artiste avec un numéro de SIRET : l’auto-édition étant régie par le droit des contrats, on ne parle plus de droits d’auteur et l’artiste est donc soumis à un deuxième régime fiscal.
  • l’auto-édition faite au nom d’une société exploitée où les bénéfices et les frais seront traités nor­ma­le­ment.

 

Autopublication et formalités liées à l’isbn et au dépôt légal

Si vous décidez de vendre votre livre, il faut lui attribuer un ISBN (« numéro inter­na­tio­nal normalisé per­met­tant l’identification d’un livre dans une édition donnée ») et procéder à la décla­ra­tion du livre auprès de la BNF (autrement appelé dépôt légal). Les pla­te­formes d’impression et de vente en ligne vous pro­po­se­ront de se charger de ces for­ma­li­tés pour vous. Mais il faut bien com­prendre que le numéro d’ISBN est attaché à un éditeur. Il est donc pré­fé­rable pour chaque auteur s’auto-éditant de faire lui-​même une demande auprès de l’AFNIL afin d’obtenir ses propres ISBN et ainsi être plus indé­pen­dant dans l’exploitation de son livre (un for­mu­laire pour les par­ti­cu­liers est prévu). Les démarches sont gratuites et simples puisqu’elles peuvent se faire en ligne. Il faut sim­ple­ment prévoir un délai d’attribution de trois semaines pour l’ISBN.

 

 

Scripteo vous accompagne

Scripteo est là pour vous conseiller dans votre projet d’auto-édition et pour vous apporter l’assistance édi­to­riale qui fera de votre livre un objet dont vous serez fier. C’est un simple contrat de pres­ta­tion de service qui nous lie, plus pré­ci­sé­ment un contrat de louage d’ouvrage. À ce titre, nous ne percevons aucune marge sur vos ventes. Par ailleurs, nous sommes indé­pen­dants par rapport à d’autres pres­ta­taires tels que les pla­te­formes d’impression ci-​dessus men­tion­nées. C’est cette indé­pen­dance qui nous permet justement de vous conseiller au mieux pour la publi­ca­tion de votre livre, en fonction de votre projet par­ti­cu­lier. Forts de nos expé­ri­men­ta­tions, nous vous aidons à faire les bons choix et à pro­fes­sion­na­li­ser l’édition et la fabri­ca­tion de votre livre. Alors, n’hésitez pas à nous contacter pour nous parler de votre projet. À bientôt !

 

Comment autopublier son livre ?

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5 choses à retenir sur l’exposition « Robert Laffont, éditeur marseillais »

La biblio­thèque de l’Alcazar a récemment consacré au célèbre éditeur d’origine mar­seillaise une expo­si­tion mettant en lumière son œuvre et son héritage. La maison d’édition Robert Laffont est en effet aujourd’hui devenue une filiale du groupe Editis ras­sem­blant 4 maisons : Robert Laffont, NiL, Julliard et Seghers… Mais il y eut un début et un parcours, à bien des égards ins­truc­tifs.

 

1 — Robert Laffont, un éditeur marseillais devenu parisien ?

Lorsqu’il décide de publier des livres en 1941, Robert Laffont a 23 ans. ll évolue alors dans un Marseille où sont venus se réfugier (en zone libre admi­nis­trée par le régime de Vichy) des intel­lec­tuels et des artistes parisiens et étrangers. Les premiers bureaux des éditions Robert Laffont sont situés au 19, rue Venture. Un article dans le journal Le Petit Marseillais le fait connaître et dès lors des écrivains de la zone libre viennent le trouver. Tout a donc bien démarré à Marseille. Mais dès 1944 l’éditeur gagne Paris pour établir son activité de publi­ca­tion de livres. Dans la France de l’époque, l’édition était pari­sienne, sinon rien. Cependant, Robert Laffont demeura un per­son­nage un peu atypique dans le paysage lit­té­raire parisien. Il refusa notamment de jouer le jeu des prix lit­té­raires. Dans son auto­bio­gra­phie Une si longue quête, il déclare : « Le “milieu parisien” ne m’a pas empêché de m’imposer auprès du public au fil des ans, c’est ma victoire1. »

 

2 — Quand publier des livres était un métier d’hommes

Robert Laffont est issu d’une famille catho­lique conser­va­trice. Ayant grandi dans les beaux quartiers mar­seillais, il dit de lui-​même : « Moi qui aimais la diversité et qui n’avais pas été préparé à la suivre2. », ou encore : « dans mon milieu bourgeois, on était frileux, fermés à tout ce qui com­men­çait à fermenter dans le pays pour donner bientôt une pensée nouvelle3. » Pourtant l’homme est avenant, ouvert, curieux des autres et de l’ailleurs, ce qui le poussera à publier de la lit­té­ra­ture étrangère. Mais si l’on se penche sur sa bio­gra­phie, on observe que les auteurs (Bénouville, Toursky , Henri Charrière…), les direc­teurs de col­lec­tion (Armand Pierhal, Guy Schoeller, Gérard Klein…) et les collègues éditeurs (René Julliard, les frères Gallimard…) qui l’entourèrent furent exclu­si­ve­ment des hommes. Force est de constater qu’au XXe siècle éditer des livres était un métier d’hommes. Par ailleurs, sachant s’entourer de col­la­bo­ra­teurs talen­tueux, il conserva cependant toujours le privilège de la décision de publi­ca­tion. Un posi­tion­ne­ment que certains ont pu qualifier de « pater­na­liste».

 

3 — De quoi le logo du dauphin est-​il le symbole ?

Pour donner plus d’autorité à sa maison d’édition, Robert Laffont lui a donné son propre nom. Mais il aurait aimé l’appeler Les Éditions du Dauphin, en référence à la légende d’Arion, le poète grec jeté à la mer par des marins jaloux et récupéré par un dauphin charmé par ses chants et sa lyre.

 

4 — Les collections : sa marque de fabrique

À propos de cette par­ti­cu­la­ri­té, Robert Laffont explique : « À mesure que les auteurs se mul­ti­pliaient chez moi, la création de col­lec­tions à thèmes me per­met­tait d’organiser la diversité que j’aimais. Souvent, un livre à grand succès inau­gu­rait la col­lec­tion et en devenait la loco­mo­tive. » Dans la première col­lec­tion qu’il créa, « Sous le signe d’Arion », l’éditeur publia de la poésie. 120 autres col­lec­tions suivirent. Poussé par son désir d’ouverture au monde, il confia notamment à Jacques Peuchmaurd les rênes de la fameuse col­lec­tion « Pavillons », consacrée à la lit­té­ra­ture étrangère (qui accueillit notamment Dino Buzzati, Graham Greene, Salinger…), et à Gérard Klein ceux de la col­lec­tion de science fiction « Ailleurs et demain » (où furent publiés Franck Herbert, Philip K. Dick…). Des domaines lit­té­raires jugés dif­fi­ciles à l’époque (années 60), qui le démar­quèrent de ses concur­rents. « L’École de Brive » était quant à elle consacrée à la lit­té­ra­ture du terroir, et « Bouquins », lancée à grands frais par Guy Schoeller en 1979, devint la col­lec­tion d’anthologies à succès que l’on connaît.

 

5 — Robert Laffont, pionnier de la littérature du réel

Mais la vraie ori­gi­na­li­té de la maison d’édition a été de publier avant l’heure de la narrative non fiction (ou jour­na­lisme narratif) inspirée de ce qui se faisait aux États-​Unis. Le goût personnel de l’éditeur pour l’histoire et le jour­na­lisme l’ont poussé à dépasser le champ de l’édition lit­té­raire et à publier ce qu’il appelait « des livres ouverts sur la vie ». Dans la col­lec­tion « Ce jour-​là », lancée en 1958, on publia des livres faisant le récit de grands évé­ne­ments his­to­riques, tel que le fameux Paris brûle-​t-​il ? de Dominique Lapierre et Larry Collins sur la Libération de Paris en 1945. Dans la col­lec­tion « Vécu », codirigée par Charles Ronsac et lancée en 1969 grâce au best-​seller Papillon d’Henri Charrière (y racontant son expé­rience de bagnard en Guyane), on trouvait des témoi­gnages et des expé­riences de vies excep­tion­nelles.

 

Passé et présent de La chaîne du livre 

Avec l’apparition des ebooks et de l’impression à la demande, l’édition a connu bien des bou­le­ver­se­ments ces dernières années. Il est d’autant plus utile de s’intéresser à l’histoire du livre et de se tourner vers le passé pour connaître les che­mi­ne­ments indi­vi­duels et col­lec­tifs qui ont précédé les nouvelles manières de publier des textes. C’est pré­ci­sé­ment ce que per­met­tait cette belle expo­si­tion.

 


  1. LAFFONT, Robert , Une Si Longue Quête, Anne Carrière, 2005, p. 106.
  2. Ibid., p. 62.
  3. Ibid., p. 56.
  4. DOSSE, François, Les Hommes de l’ombre, Perrin, 2014.

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Le distributeur d'histoires courtes de Short Edition

Le distributeur d’histoires courtes : 1001 manières de publier #2

Le dis­tri­bu­teur d’histoires courtes de Short Édition, qui a récemment fait son appa­ri­tion à la gare Saint-​Charles, rencontre un beau succès partout où il est installé, dans les halls de gare et d’aéroport, dans les salles d’attente… Pour les auteurs de la pla­te­forme, c’est une autre manière, ludique et innovante, de voir publier leurs textes.

 

Short Édition, un éditeur communautaire à succès

Pour commencer, connaissez-​vous Short Édition ? Derrière la pla­te­forme, il y a un éditeur qui se définit comme « l’éditeur com­mu­nau­taire de la lit­té­ra­ture courte ». Sur son site et ses appli­ca­tions, y est publié « tout ce qui se lit en moins de 20 minutes » dans dif­fé­rentes caté­go­ries d’écrits : nouvelles, BD courtes, poèmes, textes de moins de 6000 signes (rangés dans la catégorie des « très très courts »), lit­té­ra­ture classique et jeunesse. Depuis sa création en 2011, la pla­te­forme comp­ta­bi­lise 11 millions de lectures, pour 40 000 œuvres en ligne ! Un chiffre incroyable qui témoigne du succès rencontré par Short Édition.

 

Quel éditeur pour quels auteurs ?

L’innovation apportée par Short Édition a consisté à calquer le mode de publi­ca­tion sur les usages des lecteurs : publier du court pour des temps de lecture frag­men­tés sur mobile ou tablette. Par ailleurs, Short Edition est une pla­te­forme com­mu­nau­taire : on lit, on écrit, on commente, on vote… Chaque auteur possède une page per­son­nelle où il dépose ses textes, et a accès à des sta­tis­tiques concer­nant leur lecture et les abonnés à son compte. Les œuvres des 5000 auteurs ont été sélec­tion­nées par un comité de « grands lecteurs ». Il s’agit d’une pro­duc­tion hété­ro­clite, tant du point de vue de la qualité lit­té­raire que des genres proposés, mais qui dans la diversité des thèmes abordés  constitue un ins­tan­ta­né inté­res­sant.

 

Imprimer un texte dans un hall de gare

Mais pour en revenir au dis­tri­bu­teur d’histoires courtes, voici comment il fonc­tionne : l’usager se voit offrir une histoire courte, de longueur variable, selon le temps dont il dispose pour la lire (une, trois ou cinq minutes). Aucune sélection de genre n’est possible, ce qui participe de l’aspect ludique de la chose : l’usager lira, selon le hasard du moment, de la lit­té­ra­ture classique ou de la science-​fiction. L’histoire est imprimée sur place sur un papier en forme de ticket de caisse, long et étroit, que l’éditeur aime à comparer à un papyrus. L’offre est la même dans le dis­tri­bu­teur que sur la pla­te­forme de Short Édition, à ceci près qu’on n’y trouve que des histoires de moins de 5 – 6 minutes. L’éditeur affirme que les trois quarts des histoires imprimées par le dis­tri­bu­teur sont des textes des auteurs de la pla­te­forme, le quart restant étant composé de textes clas­siques. (Mais des varia­tions sont possibles d’un dis­tri­bu­teur à l’autre, selon les choix effectués dans le catalogue par telle ou telle gare. Par exemple, à la Gare TGV Aéroport Charles de Gaulle, des histoires en français et en anglais sont publiées.)

 

Pour une extension du domaine de la publication 

À ce jour, les dis­tri­bu­teurs comp­ta­bi­lisent 250 000 impres­sions d’histoires courtes (prévues à la base pour une publi­ca­tion en ligne et une lecture sur mobile). Les auteurs, ayant signé un contrat avec Short Édition, per­çoivent des droits d’auteur à chaque exploi­ta­tion de leurs œuvres dans un dis­tri­bu­teur. Ainsi, en plus d’étendre la diffusion des textes de ses auteurs, Short Édition légi­ti­mise une pratique amateur de l’écriture. Une bien belle aventure édi­to­riale !

 

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Poésie et typographie dy hashtag

Le Hashtag #2 Typographie et poésie

Dans un précédent article intitulé Le Hashtag #1 Définition et fonctions, nous avons défini le hashtag, tenté de cerner les usages qui lui sont attachés et ses prin­ci­pales fonctions. Aujourd’hui, nous nous inté­res­sons à sa graphie en nous demandant s’il existe une typo­gra­phie du hashtag et si l’on peut en faire un usage poétique…

 

Existe-​t-​il une typographie du hashtag ?

Comme le hashtag comporte des formes lan­ga­gières, on pourrait penser que celles-​ci sont soumises aux mêmes règles typo­gra­phiques que les entités syn­taxiques d’une phrase. Mais ce n’est pas le cas, car les usagers ont inventé d’autres pratiques, liées notamment à la nature indé­pen­dante du hashtag dans la publi­ca­tion.

  • Pour faciliter la lecture d’un hashtag com­por­tant plusieurs mots, on peut ajouter une majuscule au début de chaque mot.

 

  • Le hashtag peut être intégré à la phrase ou placé en fin de publi­ca­tion.

 

  • L’ajout de la ponc­tua­tion — trait d’union, apos­trophe — dans le hashtag provoque sa rupture. En revanche les nombres peuvent en faire partie (merci à Lucien Suel pour la précision !).

 

  • Le non-​usage des carac­tères spéciaux (accent, cédille) est admis dans les hashtags. Harmoniser leur usage ou leur non-​usage dans une même publi­ca­tion peut néanmoins la rendre plus agréable à lire.

 

  • La casse et les accents ne changent rien à l’indexation, sauf sur Instagram, où votre publi­ca­tion appa­raî­tra dans dif­fé­rents fils selon vos choix.

instagram-typographie-hashtag

  • Le hashtag peut remplacer le gras ou l’italique, lorsqu’il est intégré à la phrase (la couleur met en valeur le mot ou groupe de mots, comme le font l’épaisseur du trait ou son incli­nai­son).

 

  • Enfin, en terme de densité, le hashtag s’utilise avec plus de modé­ra­tion sur Twitter où l’internaute ne dispose que de 140 signes pour s’exprimer.

 

Le hashtag peut-​il être poétique ?

Dès lors qu’on détourne le hashtag de son utilité première (archivage, partage, diffusion, rami­fi­ca­tion) on peut créer un décalage inté­res­sant, notamment avec le média commenté. Une écriture poétique du hashtag est donc possible.

  • Une pratique courante consiste à écrire une phrase derrière le hashtag. Au lieu d’inscrire la publi­ca­tion dans un fil commun, on l’individualise, puisque le hashtag demeurera unique.

 

  • Au contraire, une économie de mots, associée au caractère indé­pen­dant du hashtag, peut lui donner un effet sty­lis­tique inté­res­sant (ci-​dessous humo­ris­tique).

#hell #noparking

Une photo publiée par Meb (@meb_) le

 

  • Dans cette publi­ca­tion, l’effet de symétrie est doublé d’une alli­té­ra­tion amplifiée, car l’association de sons est accentuée dans l’unité du segment.

#tou­test­dans­toute

Une photo publiée par Meb (@meb_) le

 

  • Ci-​dessous, l’invention d’une graphie pour le nom d’un lieu et la répé­ti­tion de cette graphie sous le même hashtag sin­gu­la­rise le regard de la personne sur le lieu.

Harmony of the seas, monstre des mers. #Estaqgram Une photo publiée par Jean Seb (@_jeanseb) le

 

Cette grande diversité de graphies et d’usages du hashtag est le reflet de la créa­ti­vi­té à l’œuvre sur les réseaux sociaux. Si vous avez observé des publi­ca­tions de hashtags inté­res­santes d’un point de vue typo­gra­phique ou poétique, n’hésitez pas en faire part en com­men­taire !

8 ateliers d’écriture à Marseille

Beaucoup d’ateliers d’écriture existent à Marseille ; pourtant, quand on en cherche un, on peine parfois à trouver des pistes. En voici 8 à découvrir en cette fin de saison ou dès septembre prochain.

Pourquoi par­ti­ci­per à un atelier d’écriture ?

  • Pour explorer une thé­ma­tique ou un genre proposé par l’animateur de l’atelier.
  • Pour ouvrir des voies dans son propre parcours d’écrivant.
  • Pour produire du matériau dont on se res­ser­vi­ra dans un écrit plus personnel.
  • Pour partager des retours sur les textes qu’on lit et qu’on écoute.
  • Pour être conseillé par un spé­cia­liste.
  • Pour découvrir et s’immerger dans des univers d’auteurs.

 

Les ateliers d’écriture de Peuple & Culture Marseille

Peuple et culture Marseille est une asso­cia­tion cultu­relle d’éducation tra­vaillant autour de la lit­té­ra­ture et du cinéma docu­men­taire. Les ateliers d’écriture qu’elle propose sont conçus comme un temps d’échange entre ses adhérents et les écrivains régu­liè­re­ment accueillis en résidence (ces dernières années Velibor Čolić, Dimitri Bortnikov, Joëlle Sambi, Frédéric Werst, Mustapha Benfodil, Guillaume Guéraud…). Les écrivains mar­seillais Nicolas Tardy et Cédric Fabre col­la­borent également avec l’association, et proposent notamment des ateliers intégrant des outils d’écriture numé­riques ou en réseau.

Tarif : gratuité ou par­ti­ci­pa­tion de 10 euros (com­pre­nant l’adhésion) | En savoir plus sur les ateliers d’écriture de Peuple & Culture Marseille.


L’atelier des Écritures plurielles : l’atelier d’écriture de Cédric Fabre

Cédric Fabre est un jour­na­liste et un écrivain mar­seillais. Son genre de pré­di­lec­tion est le roman noir. Il accueille deux fois par mois des écrivants dans de petits groupes de 3 ou 4 personnes. On peut commencer à par­ti­ci­per à l’atelier d’écriture sans avoir de projet très défini, mais l’idée est de tra­vailler sur le long terme autour d’un texte. L’accompagnement est basé sur des conseils  de Cédric Fabre et sur des échanges au sein du groupe. Il convient, par exemple, à une personne désireuse d’écrire et d’achever un roman.

Tarif : 25 euros par séance (première séance : 15 euros) | En savoir plus sur l’atelier d’écriture de Cédric Fabre.


Les ateliers d’écriture de La Plume et l’image

Les ateliers de l’association La Plume et l’Image sont proposés par un groupe de cinq ani­ma­teurs issus du DU Animation Ateliers d’écriture de l’université d’Aix-Marseille. Ils ont lieu au Centre Dugommier, à la librairie Histoire de l’Œil et à la librairie Maupetit. Chaque saison, les ani­ma­teurs proposent des cycles de cinq séances (une par semaine). Les ateliers s’articulent autour d’un thème ou d’un genre lit­té­raire (« Urban vox, écrire la ville », « Écriture de l’intime », « De l’image à la plume », « Écriture du mal », « Poésie »…). Des consignes d’écriture s’appuyant sur des textes lus col­lec­ti­ve­ment servent de déclen­cheurs. Les par­ti­ci­pants lisent ensuite leur pro­duc­tion au groupe. Certains ani­ma­teurs com­mentent la pro­duc­tion et d’autres non. On recroise les par­ti­ci­pants d’un cycle à l’autre, ce qui crée de la convi­via­li­té au sein des groupes.

Espace de publi­ca­tion : le blog des ateliers à Histoire de l’Œil.

Tarif : 50 euros pour le 1er cycle, puis tarif dégressif, première séance gratuite. | En savoir plus sur les ateliers d’écriture de La Plume et l’Image.


Les ateliers d’écriture du théâtre de l’œuvre

L’association La Paix, qui admi­nistre le théâtre de l’Œuvre, élabore des projets dans les domaines de l’action sociale et solidaire et de l’art et de la culture. Plusieurs types d’ateliers s’y déroulent. L’atelier La Plume à l’Œuvre a lieu un jeudi par mois. Un collectif y propose de tenter l’expérience de l’expression per­son­nelle grâce à des consignes d’écriture basées, entre autres, sur des jeux autour de la langue. La convi­via­li­té et la bonne humeur y sont de mise ! Par ailleurs, des ateliers sont ponc­tuel­le­ment proposés en écho à des projets du théâtre de l’Œuvre, par exemple, l’atelier Les Métamorphoses de Belsunce (18 et 23 juin) lié à l’exposition de pho­to­gra­phie « Belsunce en visages ».

Tarif : prix libre (et adhésion d’1 euro à l’association). | En savoir plus sur les ateliers d’écriture du théâtre de l’Œuvre.


Levez l’encre, l’atelier d’écriture de Mélanie Grisvard

Mélanie Grisvard est auteure, comé­dienne et metteuse en scène. Ses ateliers d’écriture s’articulent autour de consignes d’écriture ludiques et de temps de lecture. Elle accorde beaucoup d’importance aux échanges qui peuvent naître au sein du groupe. La convi­via­li­té et l’enrichissement mutuels sont les maîtres mots de ses ateliers d’écriture où les par­ti­ci­pants sont d’ailleurs invités à apporter boissons et nour­ri­ture. Les ateliers ont lieu une fois par mois, rue de Lodi.

Tarif : 20 euros la séance. | En savoir plus sur l’atelier d’écriture de Mélanie Grisvard.


Les ateliers d’écriture du cipM

Le Centre inter­na­tio­nal de poésie Marseille propose des ateliers d’écriture pour adultes, ouverts à tous. Les derniers ont été organisés en par­te­na­riat avec les biblio­thèques mar­seillaises, mais la pro­gram­ma­tion évolue au fur et à mesure des pro­po­si­tions des poètes qui animent les ateliers. Les ateliers d’écriture du cipM ont vocation à faire découvrir au public la création poétique contem­po­raine, grâce à des lectures et des pro­po­si­tions d’écriture incluant des contraintes. Le prochain atelier aura lieu avec l’auteure Laura Vasquez le 25 juin.

Tarif : gratuité. |  En savoir plus sur les ateliers d’écriture du cipM.


Les ateliers d’écriture de l’association C’est la faute à Voltaire

L’association C’est la faute à Voltaire mène une action de médiation lit­té­raire destinée à faciliter l’accès à l’écrit et à la lecture pour les usagers des struc­tures sociales avec les­quelles elle travaille. Au sein de sa librairie d’occasion, elle propose également des ateliers d’écriture ouverts à tous. C’est Virginie Perrin, salariée de l’association et diplômée du DU Animation d’Ateliers d’écriture de l’université d’Aix-Marseille, qui les anime. Ils ont lieu tous les mardis après-​midis et mardis soirs (les par­ti­ci­pants de celui du soir étant en semi-​autonomie : sans animateur, mais avec des consignes et une charte). La formule actuelle pourrait évoluer à la rentrée, renseignez-​vous auprès d’eux !

Espace de publi­ca­tion : Des recueils sont fabriqués à chaque fin de saison.

Tarif : Adhésion de 15 €, puis par­ti­ci­pa­tion aux frais de 2 € à 15 €. Séance d’essai gratuite, mais réser­va­tion obli­ga­toire. | En savoir plus sur les ateliers d’écriture de C’est la faute à Voltaire.


« À la recherche des passagers de la ville », un Atelier d’écriture proposé par le théâtre de la cité et les archives départementales

La deuxième saison de cet atelier proposé par le théâtre de la Cité et les Archives dépar­te­men­tales pourrait s’articuler autour d’un projet de balade urbaine théâ­tra­li­sée créée à partir des écrits des par­ti­ci­pants ayant enquêté autour du dyna­mi­tage du quartier du Panier en janvier 1943. Encadrés par Pierre Guéry (auteur, per­for­meur) et Jérôme Gallician (des Archives dépar­te­men­tales), les par­ti­ci­pants se retrouvent tous les 15 jours pour une matinée d’échanges et d’écriture à partir de consignes. L’atelier redémarre en septembre et est ouvert à tous.

Mise à jour 30/​03/​2017 : le spectacle créé par les par­ti­ci­pants aura lieu les 27 et 28 avril 2017, il sera précédé le 26 avril d’une rencontre. Plus d’infos : http://www.theatrelacite.com/a-la-recherche-des-passagers-de-la-ville/

Tarif : gratuité. | En savoir plus sur l’atelier d’écriture À la recherche des Passagers de la ville.

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À vos crayons/​claviers !

En conclu­sion, ces ateliers d’écriture sont tous des pro­po­si­tions par­ti­cu­lières, mais ils ont pour point commun d’être des temps de création en groupe, où l’on échange autour des textes écrits, tout en cheminant indi­vi­duel­le­ment sur le terrain de l’expression per­son­nelle. Enfin, les col­la­bo­ra­tions entre auteurs, ani­ma­teurs et lieux d’accueil sont fré­quentes, de sorte que les formules et les projets se renou­vellent en per­ma­nence.

Comment autopublier son livre ?

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